Samedi 3 janvier 2004
Un ti-essai On va essayer ça pour voir
PUBLIÉ PAR andre |
le 2004-01-03 19:18:07
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Samedi 5 octobre 2002
Mon premier article Comment évaluer les expériences en cours ? Voici donc quelques pistes de réflexion concernant l'intégration des TIC dans l'enseignement collégial.
L'utilisation des TIC dans l'enseignement collégial concerne d'abord la relation prof-élèves.
Dans cette relation, nous distnguerons 3 approches différenciées quant à l'utilisation des TIC ? :
- constituer un complément ou un apport supplémentaire aux diverses autres ressources, techniques ou moyens d'information et de communication mis en oeuvre pour favoriser l'apprentissage de l'élève (exemple : liste de signets ou pointeurs vers des ressources complémentaires en ligne ; accès en ligne à des notes, manuels, photos, images, animation non disponibles en bibliothèque ou en librairie ; forums de discussion) ;
- remplacer, et donc éliminer, certaines techniques ou moyens d'apprentissage, considérés désuets, au profit de nouvelles technologies considérées plus efficaces et plus appropriées (exemple : la remise et la consultation des notes uniquement électroniquement ; des exercices uniquement accessibles et réalisables en ligne) ; lorsque le remplacement atteint une masse critique, la nature même des activités d'apprentissage ainsi que la nature de la relation prof-élèves, peuvent en être modifiés profondément (exemple : le télé-apprentissage) ;
- soit, dédoubler des pratiques, des techniques ou des moyens d'information et de communication déjà en vigueur (exemple : plan de cours imprimé et en ligne) ;
Appréciation de ces 3 approches
- L'approche complémentaire est la plus pratiquée présentement dans l'enseignement supérieur et s'intègre de façon relativement harmonieuse avec les autres techniques et moyens ; elle s'intègre de façon diversifiée selon les besoins et la disponibilité de ressources technologiques efficaces et appropriées. C'est présentement l'approche qui est de loin la plus riche en expérimentation dans le secteur de l'enseignement supérieur, tant au Québec que dans les autres pays industrialisés.
- L'approche de remplacement est en plein essor quoique très peu pratiquée encore ici et se développe pratiquement en marge de l'enseignement collégial au Québec ; c'est l'approche la plus exigeante en terme de ressources technologiques et financières, support et soutien technique, organisation du travail d'enseignement et celle qui aura sans doute le plus d'impacts dans les relations profs-élèves, dans la décennie à venir ; c'est présentement l'approche où les experts et spécialistes se livrent la lutte la plus vive se départageant entre les partisans de la marchandisation de l'éducation et les partisans d'une éducation publique, accessible, ouverte et démocratique ; entre les partisans d'une technologie propriétaire et marchande, à architecture et contenu fermé (LMS - Learning Management System ou Course Management System) et les partisans d'une technologie à architecture et contenu ouvert, accessible, communautaire, publique et collaboratif (C3MS).
- L'approche de dédoublement est la plus facile à implanter pour les administrations scolaires, mais la plus désastreuse en terme non seulement de gaspillage d'énergies, mais surtout qu'elle constitue un frein au développement des deux autres approches ; c'est l'approche qui produit le plus souvent un affrontement entre ceux qui se qualifient mutuellement de "dinosaure" de l'enseignement, résistants à tout changement et de "techno-pédagogo", toujours friands des derniers gadgets technos à la mode. Cette approche est souvent justifiée par les décideurs, par le manque de ressources (souvent réel), mais masque le plus souvent une incompétence et/ou une ignorance des technologies disponibles. Souvent, on cède au premier vendeur venu nous présenter une "solution" clef en main toute faite bien emballée par un marketing agressif. On croit ainsi faire l'économie d'un débat et d'une consultation sur l'architecture et la ou les technologies les plus appropriées. Puis, on s'aperçoit rapidement que la "solution" proposée s'intègre mal ou pas du tout aux techniques et méthodes en vigueur ou qu'elle ne peuvent prétendre les remplacer de manière plus efficace. Alors on dédouble.
Petit test
Si vous désirez connaître l'approche qui domine dans votre collège, essayez ceci :
soumettez votre plan de cours en indiquant seulement l'URL où il se trouve sur internet ou sur l'intranet de votre collège.
Si l'approche complémentaire peut co-exister avec l'approche de remplacement, et même dans une certaine mesure, en favoriser le développement, l'approche de dédoublement, elle, par contre, est fondamentalement contradictoire avec les deux autres.
PUBLIÉ PAR andre |
le 2002-10-05 18:50:39
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